Avoir un catalogue ne suffit pas. Les fiches produit doivent être bien écrites pour espérer obtenir de la visibilité et faire des ventes auprès des internautes. Voici une trame pour ne rien oublier et publier une fiche produit parfaite.

rédiger de bonnes fiches produits

Pour vendre en ligne, mieux vaut proposer des fiches produits qui rassurent et donnent envie d’acheter

Dur dur d’écrire du contenu pertinent pour les produits d’une boutique ecommerce . Et plus la boutique contient un nombre élevé de produits plus la tentation d’aller au plus simple est forte : recopier le contenu du fournisseur, réutiliser en l’état les données du fichier d’import (textes et visuels) et faire le double constat au bout de quelque temps que :

  • D’autres e-commerçants ont fait pareil. Les moteurs de recherche préfèrent ne pas positionner les fiches et sans achat de publicité, il n’y a pas de visibilité ;
  • Les produits ne se vendent pas.

Idéalement, chaque fiche produit doit être unique, suffisamment étoffée pour que les moteurs choisissent de l’indexer et que l’internaute trouve intérêt à en lire le contenu. Seulement après, l’internaute décidera s’il est prêt à acheter.

Quel est le but d’une fiche produit ?

L’objectif du ecommerçant avec une fiche produit sur sa eboutique est multiple :

Concrètement, faire un listing des différentes fonctionnalités techniques d’un produit répondra peut-être à une frange de consommateurs adeptes des comparaisons pointues mais ne satisfera pas Monsieur et Madame tout le monde. En effet, expliquer que le produit consomme 20W ou est labellisé « EnergyStar » par exemple ne signifie pas grand chose de concret. Expliquer à la place que le produit consomme 25% d’énergie en moins que la moyenne de ses concurrents et permet une économie annuelle de 50 euros est beaucoup plus parlant.

Conjuguer descriptifs techniques (à placer en bas de la page) et un pavé de texte lisible et vraiment apporteur de plus-value en tête de page est plus intéressant.

Afficher les avis des utilisateurs

Que font les internautes lorsqu’ils voient des avis ? Ils les classent du moins bon au meilleur. Ça permet de vérifier plein de choses en plus de répondre aux interrogations des internautes qui ne peuvent pas toucher le produit : ce dernier correspond-il à leur besoin ? Les acheteurs précédents ont-ils des remarques particulières sur le produit désiré…

Les avis de consommateurs montrent :

  • Une certaine transparence de la part du vendeur qui n’a pas peur de présenter des avis positifs et négatifs ;
  • Une idée du trafic. Beaucoup d’avis veut dire que le produit est beaucoup vendu. Si le produit est beaucoup vendu, c’est qu’il doit être efficace et que l’entreprise semble bien tourner… ;
  • Les avis permettent de s’identifier, de se rassurer ;
  • Les réponses aux avis permettent de vérifier que l’entreprise assure le SAV.

Ne pas négliger les photos et les vidéos

Le produit doit idéalement être présenté en photo. Plusieurs photos valent mieux qu’une (sous tous les angles intéressants, en situation) et suivant le métier, les photos seront descriptives ou inspirationnelles. La photo d’un produit technique devra rassurer l’acheteur. Il n’est pas rare d’utiliser des termes similaires pour des produits différents. Un simple coup d’oeil sur les photos permettra de valider que le produit correspond bien. Les produits de décoration, les produits coup de cœur et les produits grand public ne donnent pas vraiment envie sur fond blanc. Alors que mis en situation, ils donnent plus envie d’être acheté. C’est typiquement le cas pour les vêtements ou les luminaires.

Les studio photos pour ecommerçants qui tiennent dans une box ou dans une valise ne sont pas indispensables mais ils facilitent le travail de prises de vue. Ils permettent de gagner du temps et de disposer de nombreux clichés sous tous les angles à moindre coût. Ces outils proposent aussi des vues 3D. Tous les produits ne nécessitent pas cette fonctionnalité et si elle doit être mise en place, il faut que ce soit fait simplement (pas de techno exotique, pas de longs temps de chargement).

Un dernier mot sur les photos : elles doivent être de grande taille et le site ecommerce doit disposer d’un mécanisme de zoom permettant d’apprécier les détails.

La vidéo est un outil très pertinent pour présenter les produits complexes, dont la finition est importante ou encore les produits onéreux. Faire une présentation vidéo d’un sac à dos technique est tout à fait adapté. C’est aussi le cas pour présenter un produit technologique grand public. C’est aussi le cas pour présenter en détail une paire de chaussures. L’avantage de la vidéo c’est de mieux expliquer et de mieux voir. C’est un travail beaucoup plus exigeant mais les internautes apprécient vraiment de pouvoir voir le produit sous toutes les coutures. Ce n’est pas pour rien que les vidéos de déballage et test de produit fonctionnent si bien…

Comment écrire de meilleures descriptions pour son ecommerce ?

  • Quelles sont les questions fréquentes relatives au produit ? Quels arguments-réponses permettent de rassurer le consommateur internaute ?
  • Écrire le contenu de façon logique : introduction sommaire de quelques lignes / arguments clés et services + / description technique / avis consommateurs ;
  • Écrire le contenu de façon factuelle : pas de discours commercial, pas de superlatifs, pas de fioriture, uniquement du contenu informatif pur. Des chiffres précis et facilement vérifiables (protocole transparent, lien vers des sources d’autorité…) ;
  • Écrire le contenu de façon à faire ressortir les bénéfices que retireront les internautes à utiliser le produit. Que va apporter ce produit à son acheteur ? Quel est le bénéfice du bénéfice pour le client ?
  • Apporter le plus de l’expert. Quel est le bénéfice caché / peu connu de ce produit qui renforcera l’expertise du ecommerçant et qui fera sentir à l’internaute qu’il est sur le site web d’une entreprise qui sait ce qu’elle vend ? Ce dernier point est vraiment important. Tout le monde est capable de recopier une liste de caractéristiques techniques. Donner un avis circonstancié, expliquer le contexte et donner des exemples, dire ce qui est bien et ce qui est moins bien, jouer la transparence… sous-tend que le vendeur connaît le produit et peut donc être de bon conseil. Pour ce dernier point, il est même autorisé de ne plus être dans le purement informatif : si c’est un expert qui le dit, son avis est intéressant à entendre.

Faut-il sous-traiter la rédaction des fiches produits ?

Dans un monde parfait, non, il ne faut pas déléguer la rédaction de ses fiches produits. Pour des raisons de coût et de temps disponibles, beaucoup de ecommerçants choisissent pour autant cette option. Il est possible de faire rédiger ces contenus produits lorsque les produits sont simples et connus de tous et qu’un brief rédactionnel très précis permet de cadrer la production.

Il est difficile d’imaginer tout sous-traiter : les avis de l’expert, les produits pointus et les métiers avec de fortes contraintes (sécurité, mentions obligatoires) ne s’y prêtent pas facilement. Ou alors, il faut imaginer de faire intervenir une équipe de rédaction pour proposer une première version qui sera ensuite validée et améliorée avant publication.

Produits similaires : comment ne pas se redire ?

Certains produits sont des variantes d’un même produit : couleurs, tailles… dans ce cas là, il faut utiliser la technique des déclinaisons qui consiste à proposer une belle fiche produit sur la référence principale et des copies adaptées sur les déclinaisons. Pas besoin de faire un effort important sur les copies. Il suffit d’axer sur la différence principale et de récupérer le reste du contenu commun aux autres variations.

Concrètement pour le SEO , on indique aux moteurs que toutes les variantes sont indexables mais qu’une seule mérite d’être mise en avant via la balise rel=canonical. En procédant de la sorte, on explique aux outils de recherche que l’on a volontairement créé des presque-doublons mais qu’il doit préférer une version parmi toutes.

Trop de produits, pas assez de ressources

Plus les catalogues contiennent de références, plus la tâche de création de fiches produit accapare des ressources. Il faut donc prioriser et faire plusieurs passes  :

  • Les meilleures ventes doivent être travaillées en profondeur. Ça vaut le coup de passer du temps sur ces fiches produits. À faire sur les 5 ou 10% du catalogue qui se vendent le mieux ;
  • Les produits emblématiques doivent aussi être travaillés ;
  • Les produits à forte marge et les produits chers méritent d’être chouchoutés ;
  • Les produits qui amènent beaucoup de trafic font aussi partie du chantier de création de contenu.

Les autres produits peuvent être laissés de côté dans un premier temps. Ils pourront être travaillés lorsqu’arrive une des situations suivantes avec un produit de fond de catalogue :

  • Une vente est faite ;
  • Un avis est déposé ;
  • Une amélioration est apportée au produit.

Que faire des produits techniques ?

Les produits très techniques peuvent se contenter d’avoir une description technique. C’est le cas lorsque l’internaute cherche une référence, une pièce de remplacement et sait exactement ce dont il a besoin. Un affichage très précis des caractéristiques techniques (taille, référence fabricant, norme, propriétés majeures) et leur contexte d’utilisation (fonctionne avec le produit XYZ) suffit.

Par exemple acheter un filtre de spa pour remplacer celui qui est encrassé : l’internaute ne veut pas perdre de temps, le produit est technique et l’achat doit être récurrent. La description doit rassurer, l’internaute doit comprendre que le produit proposé conviendra bien à l’usage prévu et les avis des autres clients seront là pour le conforter dans sa sélection.

Et que faire des produits très simples ?

Pour les produits simples (acheter de la quincaillerie, du petit matériel, des produits courants, les courses du quotidien), le prix est souvent peu élevé et le risque de se tromper est faible. Pour ces produits, une photo, la marque, des logos de certification, un schéma et les caractéristiques techniques suffisent. Inutile de faire perdre du temps à l’internaute. S’il est rassuré en voyant un visuel et en lisant les 3 lignes de caractéristiques, ça suffit.