Depuis quelques mois, vous produisez du contenu, vous chouchoutez votre site, vous êtes sur les réseaux sociaux… et pourtant, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Que se passe-t-il ? Pourquoi le webmarketing ne marche pas ?

6 erreurs webmarketing de débutants

Vous ne pourriez pas dire que vous ne saviez pas

Erreur 1 : Pas de données fiables

C’est le basique des basiques. Pour pouvoir mesurer sa progression, il faut avoir des chiffres. Les données sur lesquelles baser une analyse doivent être de qualité, c’est à dire justes et pertinents. La précision est différente de la justesse et il faut savoir interpréter les chiffres. Autre écueil de plus en plus fréquent : savoir gérer et arbitrer en cas d’infobésité.

Ainsi comparer le taux de rebond a-t-il du sens ? Dans l’absolu, non. Par rapport à des concurrents ou par rapport aux données des années précédentes, oui certainement un peu plus. Encore que… Le premier et principal obstacle est donc d’avoir des données exploitables et correctement comprises.

Erreur 2 : Pas de stratégie

Beaucoup coincent avec ce point particulier. Les données et plus globalement la connaissance de son secteur d’activité permettent de définir les contours d’une  stratégie numérique . Si celle-ci est bien formulée, il est possible d’en extraire des points d’étapes et des objectifs mesurables. En fonction de ces éléments, on peut alors comparer les prévisions avec les résultats obtenus. Et voir rapidement si l’ensemble va dans le bon sens ou pas. Quitte à reformuler et adapter si nécessaire.

Mais sans cap, comment savoir si la direction est bonne ?

Erreur 3 : Pas de planification

C’est la suite logique du point précédent. Une fois que la feuille de route est établie, il faut découper le travail en phase et produire. Qu’est-ce qui doit être livré ? Quand ? Pourquoi à ce moment ? Comment cela s’intègre-t-il avec les autres livraisons ? Le travail de planification est indispensable et permet de travailler mieux. Il permet de savoir ou l’on va, si on est dans les temps et de voir ce qu’il reste à faire. Ce n’est pas très drôle mais le tableur ou les outils de suivi de projets sont ici indispensables.

Erreur 4 : Croire que Contenu -> Clics -> Business

Ce n’est pas parce que du contenu est produit, qu’une entreprise est visible et que les internautes parcourent ses pages qu’ils vont cliquer et acheter. Avoir du trafic est différent d’avoir des prospects .

Les recommandations, des centres d’intérêts partagés, une bonne compréhension des besoins de la cible et un produit adaptés sont indispensables. Être visible sans être bien au clair avec ses fondamentaux ne servira qu’à consommer de la bande passante. Et jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le nombre de visiteurs mensuels sur son site web qui fait vivre une entreprise.

Le parcours typique est plutôt celui-ci :

  • L’entreprise produit du contenu.
  • L’internaute consomme ce contenu et si ça lui parle, il s’en souvient.
  • Plus tard, l’internaute retrouve ce contenu ou un contenu similaire écrit par la même entreprise. Le contenu plaît, l’internaute commence à accorder sa confiance. Ce n’est pas encore un prospect, c’est un suspect (dans le sens, susceptible de se transformer en client).
  • Au bout de plusieurs visites, l’internaute a confiance. Cette confiance peut être renforcée par des références à l’entreprise via d’autres supports ou par des recommandations de personnes influentes ou proches. À ce moment, l’internaute est « mûr » et devient prospect.
  • Au bout de quelques jours / semaines / mois, l’internaute se trouve acheteur. Il cherche à combler son besoin et va se souvenir de l’entreprise avec laquelle une relation de confiance s’est construite. Peut-être que sa recherche sera délibérement centrée sur la marque ou peut-être que le nom de la marque fera tilt lors de sa recherche de prestataires. Dans tous les cas, la confiance acquise est un formidable avantage par rapport à la concurrence.

Contenu -> Intérêt -> Confiance -> Engagement -> Business

Erreur 5 : Croire que le contenu se diffuse et se viralise tout seul

Sans communauté, pas de contenu viral. Un contenu a beau être de très grande qualité, si personne ne le sait, personne ne le valorisera. Les statistiques sont cruelles : Seuls 0,1% des contenus sans communauté deviennent viraux .

C’est ici que la communauté autour d’une marque, d’un produit ou d’un site prend tout son sens. Les personnes impliquées sont exigantes : si le contenu est bon, elles sauront le rapporter dans leurs sphères d’influence et le diffuser.

Qu’est-ce qu’un bon contenu :

  • Un contenu qui colle avec les attentes et centres d’intérêt de la cible ;
  • Un contenu qui renforce une croyance, qui rassure, qui conforte ;
  • Un contenu qui soude et qui défend une cause partagée ;
  • Un contenu qui motive, qui inspire, qui donne envie de se bouger ;
  • Un contenu qui apporte des éléments factuels nouveaux, qui permet de faire bouger les lignes et qui fait progresser ;

Encore faut-il promouvoir le contenu et relancer les internautes. Sans amplification, un contenu reste peu visible. Il faut alors choisir le bon canal, le bon moment, cibler les bons relais d’influence… Classiquement, on a 3 méthodes d’amplifications : via une diffusion personnelle (email personnalisé, téléphone…) , via les médias de masse (réseaux sociaux), en payant pour rendre son contenu visible.

Erreur 6 : Être trop pressé

6 mois et toujours pas de résultat ? C’est normal, logique, attendu. Pourquoi le web devrait-il valoriser vite et fort une entreprises inconnue jusqu’à présent ? Le travail et la persévérance sont les clés sur le web. Et si ça ne colle pas forcément avec l’instantanéité de nos pratiques en tant qu’internautes et bien tant pis. Les plus belles réussites ont toujours incubé dans l’ombre avant de sortir du lot.